Fatima Ezzahra El Mansouri est arrivée mercredi à Moscou pour prendre part, au nom du Roi Mohammed VI, aux travaux du troisième Sommet Russie-Afrique. La rencontre se tient les 28 et 29 octobre dans la capitale russe, parallèlement à un forum économique et humanitaire consacré au développement des relations entre Moscou et le continent.
La délégation marocaine comprend également le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, ainsi que l’ambassadeur du Maroc en Russie, Lotfi Bouchaara.
Placée sous le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », cette troisième édition rassemble des délégations de plusieurs dizaines de pays africains. Les travaux portent à la fois sur les questions diplomatiques et sécuritaires et sur les perspectives de coopération économique.
Commerce, investissements, énergie, agriculture, infrastructures et technologies figurent parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour. Le forum organisé en marge du sommet doit, de son côté, permettre aux responsables publics et aux acteurs économiques d’examiner des projets de coopération dans plusieurs secteurs.
La rencontre intervient dans un contexte où de nombreux pays africains cherchent à diversifier leurs partenariats économiques et diplomatiques, tandis que la Russie entend renforcer ses relations avec le continent.
En marge du sommet, Nasser Bourita a pris part à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères, présidée par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Le ministre marocain s’est également entretenu avec son homologue russe. Ces échanges s’inscrivent dans le dialogue politique entre Rabat et Moscou, mais aussi dans les consultations menées autour des dossiers régionaux et internationaux.
La participation marocaine au sommet intervient ainsi sur plusieurs niveaux, entre représentation politique, discussions diplomatiques et coopération économique.
Le format Russie-Afrique a été lancé en 2019 avec un premier sommet organisé à Sotchi. Une deuxième édition s’est tenue à Saint-Pétersbourg en 2023, avant ce troisième rendez-vous accueilli cette fois par Moscou.
Au fil de ces rencontres, la Russie a cherché à élargir ses partenariats avec les États africains, notamment dans l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et les technologies.
Pour les pays du continent, ces sommets constituent également un espace de dialogue supplémentaire dans un environnement international marqué par la multiplication des partenaires et la recomposition des relations économiques.
Les discussions de Moscou doivent accorder une place importante aux questions de sécurité alimentaire, d’énergie et de financement du développement. Des sujets devenus centraux pour plusieurs économies africaines confrontées aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement et aux besoins croissants en infrastructures.
Le forum économique qui accompagne le sommet vise à donner un prolongement concret aux échanges politiques, avec des rencontres entre responsables publics, entreprises et investisseurs.
Les travaux se poursuivront jusqu’au jeudi 29 octobre, avec plusieurs séances plénières, rencontres bilatérales et discussions consacrées aux perspectives de coopération entre la Russie et les pays africains.


